La porte Hope et la rue Sainte-Famille (1829)

La porte Hope, Québec, 3 juillet 1829 (James Pattison Cockburn, Collection de Canadiana Peter Winkworth, R9266-5-0-E, Bibliothèque et Archives Canada) http://www.collectionscanada.gc.ca/

La porte Hope, Québec, 3 juillet 1829 (James Pattison Cockburn, Collection de Canadiana Peter Winkworth, R9266-5-0-E, Bibliothèque et Archives Canada) http://www.collectionscanada.gc.ca/

Collection de l’auteur (2014)

Cette aquarelle de l’officier britannique James Pattison Cockburn (1779-1847), datée de juillet 1829, illustre la porte Hope et les fortifications contrôlant l’accès à la rue Sainte-Famille. L’édification, en 1786, de cet ouvrage dédié à l’administrateur colonial Henry Hope (c.1746-1789) s’inscrit dans un programme de travaux qui vise à compléter le système défensif de Québec et ainsi protéger la capitale en cas d’invasion ou d’insurrection. Cependant, les fortificationsdeviennent rapidement désuètes au siècle suivant, notamment en raison des progrès apportés à la science militaire.  De nombreuses voix s’élèvent alors à Québec, en particulier après le départ de la garnison britannique en 1871, pour détruire portes et murs  qui, dit-on, nuisent à la circulation et au commerce. La porte Hope et les murs la ceinturant sont détruits en 1873-1874.

Apparaissent également dans l’œuvre de Cockburn la rue Sainte-Famille, bornée par un chapelet de résidences, et, au loin, la silhouette des clochers des cathédrales de Notre-Dame-de-Québec (catholique, à gauche) et Holy Trinity (protestante, à droite). De nos jours, la cathédrale protestante, érigée entre 1800 et 1804, est toujours visible. L’église catholique, qui a subi plusieurs réaménagements et incendies au cours de son histoire, est dissimulée derrière la masse imposante de l’ancien Pavillon des classes du Petit Séminaire de Québec (1921) et de l’ancienne Faculté de droit de l’Université Laval (1930). La vocation résidentielle de la rue Sainte-Famille s’est toutefois maintenue malgré l’intrusion de ces bâtiments institutionnels, construits pour répondre à la croissance de la population étudiante.

Documents consultés

Dictionnaire biographique du Canada

Répertoire des toponymes de la ville de Québec

Répertoire du patrimoine culturel du Québec

CHARBONNEAU, André et al. Québec ville fortifiée du XVIIe au XIXe siècle. Québec, Éditions du Pélican/Parcs Canada, 1982. 491 p.

JEAN, François. « Que faire des fortifications? Les débats à Québec durant les années 1870 ». Mémoire de maîtrise, Québec, Université Laval, 2013. 176 p.

MORRISET, Lucie K. « Un ensemble architectural exceptionnel ». Cap-aux-Diamants : la revue d’histoire du Québec, 1993, p. 10-15.

PROVENCHER, Jean. L’histoire du Vieux-Québec à travers son patrimoine. Québec, Les publications du Québec, 2007. VIII-277 p.

Ressources supplémentaires à consulter

Localisation sur Google Maps

Bâtiments situés sur la rue Sainte-Famille et répertoriés par le RPCQ.

Collection des oeuvres de James Pattison Cockburn disponibles au musée des Beaux-arts du Canada

 

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2 réflexions sur “La porte Hope et la rue Sainte-Famille (1829)

  1. Cependant, j’aimerais bien savoir ce que les 2 hommes faisaient là? Étaient -ce des vendeurs de drogues qui pratiquaient leur sot métier devant les yeux crédules d’un soldat?

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