Le coin du général Wolfe (vers 1865)

Le coin du général Wolfe, rues Saint-Jean et du Palais, QC, vers 1865, James George Parks, MP-0000.307.1, Musée McCord

Le coin du général Wolfe, rues Saint-Jean et du Palais, QC, vers 1865, James George Parks, MP-0000.307.1, Musée McCord

1136-1148, rue Saint-Jean (collection de l'auteur, 2014)

Le coin du général Wolfe, situé dans l’ensemble 1136-1148, rue Saint-Jean (collection de l’auteur, 2014)

Localisation


Statue du général James Wolfe, Rachel Garber, Morrin Centre, tirée du site The Idenity of English-speaking Quebec in 100 objects http://100objects.qahn.org/

Sculpture de James Wolfe par les frères Chaulette, 1779, exposée au Morrin Centre (Photo de Rachel Garber, Morrin Centre, tirée du site The Identity of English-speaking Quebec in 100 Objects, http://100objects.qahn.org/

Vers 1865, James George Parks, le temps d’une photo, braque son appareil en direction d’une maison construite en 1847 à l’angle de la rue Saint-Jean et de la côte du Palais. Le bâtiment, de style sobre, arbore une statue en bois du vainqueur de la bataille des plaines d’Abraham, le général James Wolfe. Sculptée en 1779, elle trône presque sans interruption depuis 1780 sur tous les bâtiments qui se sont succédé à cet endroit.

Publicité tirée de The Quebec Directory for 1858-1859, Québec, P. Lamoureux éditeur, [1858], 402p. collection numérique, BANQ

La statue, un symbole publicitaire (Publicité tirée de The Quebec Directory for 1858-1859, Québec, P. Lamoureux éditeur, [1858], 402 p. collection numérique, Bibliothèque et Archives nationales du Québec)

En 1898, le propriétaire de l’immeuble, la compagnie de Téléphone Bell du Canada, retire la vieillissante statue en arguant qu’elle menace la sécurité des passants. L’entreprise la cède alors à sir James MacPherson Le Moine, qui l’accepte au nom de la Literary and Historical Society of Quebec. Trois ans plus tard, des citoyens mandatent le sculpteur Louis Jobin pour meubler à nouveau ce que les anglophones nomment le General Wolfe’s Corner.

Au début du XXe siècle, l’édifice devient la propriété de la famille Leonard. À la même époque, la Compagnie du chemin de fer Canadien du Pacifique occupe le rez-de-chaussée et y installe une billetterie. Quant à la statue, elle demeure en place jusqu’en 1964. Des menaces et le renversement du monument Wolfe sur les plaines d’Abraham convainquent le propriétaire, Esmond Leonard, de la retirer. Celui-ci fait don de l’œuvre au musée de la Citadelle de Québec. De nos jours, on aperçoit toujours la tablette sur laquelle reposait l’effigie du militaire.


Pour me joindre

Courriel: vues.anciennes@gmail.com

Twitter: Histoire de Québec@Vues_anciennes


Documents consultés

« 1136-1148, rue Saint-Jean ». Répertoire du patrimoine culturel du Québec. Ministère de la Culture et des Communications du Québec

LEBEL, Jean-Marie. Le Vieux-Québec: guide du promeneur. Sillery, Éditions du Septentrion, 1997, 340 p.

Idem. « L’intrigante statue de Wolfe sur la rue Saint-Jean ». Prestige, 7 avril 2011.

TRUDEL, Jean. « À propos de la statue de Wolfe ». Vie des Arts, no 59 (1970), p. 34-37.

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