La rue Saint-Paul (vers 1907)

Panorama de la rue Saint-Paul au début du XXe siècle. On distingue également les habitants sises sur la rue Henderson au centre et la gare du Canadien Pacifique à l'extrême gauche. (Ville de Québec, quartier Vieux-Québec basse-ville - [Vers 1900 -vers 1965] , BAnQ, Collection Magella Bureau, P547,S1,SS1,SSS1,D1, P3443R)

Panorama de la rue Saint-Paul au début du XXe siècle. On distingue également les habitations sises sur la rue Henderson au centre et à gauche. Enfin, on entrevoit la gare du Canadien Pacifique à l’extrême gauche. (Ville de Québec, quartier Vieux-Québec basse-ville – [Vers 1900 -vers 1965] , BAnQ, Collection Magella Bureau, P547,S1,SS1,SSS1,D1, P3443R)

Vue actuelle de la rue Saint-Paul. On remarque l'ancien édifice des Postes, au centre. (Collection de l'auteur, 2015)

Vue actuelle de la rue Saint-Paul. On remarque l’ancien édifice des postes, au centre. (Collection de l’auteur, 2015)


Localisation


Si un visiteur du XVIIIe siècle découvrait la rue Saint-Paul, il en serait fort probablement surpris puisqu’aucune voie permanente[1] ne reliait la basse-ville de Québec au faubourg Saint-Roch avant le début du XIXe siècle. La rue Saint-Paul prend forme à partir de 1815-1816 en prolongeant vers l’ouest la rue Saint-Pierre. Dix ans plus tard, elle atteint enfin la rue Saint-Roch et le faubourg du même nom. La création de cette artère pave la voie à un réaménagement des lieux. Sur le flanc sud, les terrains sont lotis à des fins résidentielles et commerciales tandis que de nouveaux quais et entrepôts, nécessaires aux grossistes qui œuvrent dans le secteur, sont érigés de l’autre côté de la rue. Quelques usines y voient également le jour. Signe de l’importance de la nouvelle voie, un marché fait son apparition en bordure de la rue en 1833[2]. C’est à cette époque que sont tracées les rues Henderson et Ramsay[3], perpendiculaires à la rue Saint-Paul.

Plan de la basse-ville de Québec réalisé dans les années 1820. Le percement de la rue Saint-Paul n'est pas encore achevé. À croire ce plan, on envisage de compléter le parcours au niveau de la rue Saint-Joseph ou de la rue des Fossés, On fera finalement les deux. (Plan figuratif d'une partie de la rivière Saint-Charles à compter du nouveau pont Dorchester jusqu'au quai de messieurs Bell & Munroe en la basse-ville de Québec fait par le soussigné inspecteur des chemins à la réquisition de mess. les magistrats, Jean-Baptiste Larue, 1826[?], BAnQ, Fonds Ministère des Terres et Forêts, E21,S555,SS1,SSS22,P27)

Plan de la basse-ville de Québec réalisé dans les années 1820. Le percement de la rue Saint-Paul n’est pas encore achevé. À croire ce plan, on envisage de compléter le parcours au niveau de la rue Saint-Joseph ou de la rue des Fossés, On fera finalement les deux. Le plan illustre également le remblaiement projeté des berges afin de créer de nouvelles voies dont la rue Saint-André. (Plan figuratif d’une partie de la rivière Saint-Charles à compter du nouveau pont Dorchester jusqu’au quai de messieurs Bell & Munroe en la basse-ville de Québec fait par le soussigné inspecteur des chemins à la réquisition de mess. les magistrats, Jean-Baptiste Larue, 1826[?], BAnQ, Fonds Ministère des Terres et Forêts, E21,S555,SS1,SSS22,P27)

Plan de la basse-ville de Québec en 1879. Les installations ferroviaires appartiennent alors à la Québec, Montréal, Ottawa et Occidental, propriété du gouvernement provincial. Ce plan permet de distingue le cadre bâti de par et d'autres de la rue Saint-Paul. Au sud, se trouvent des résidences et des commerces tandis que les quais, usines, entrepôts et édifices publics peuplent le côté nord. Seul l'ilôt résidentiel des rues Henderson et Ramsay fait exception.

Plan de la basse-ville de Québec en 1879. Les installations ferroviaires appartiennent alors à la Québec, Montréal, Ottawa et Occidental, propriété du gouvernement provincial. Ce plan permet de distinguer le cadre bâti de part et d’autres de la rue Saint-Paul. Au sud, se trouvent des résidences et des commerces tandis que les quais, usines, entrepôts et édifices publics peuplent le côté nord. Seul l’ilôt résidentiel des rues Henderson et Ramsay fait exception. (Atlas of the city and county of Quebec from actual surveys, based upon the cadastral plans deposited in the office of the Department of Crown Lands, Henry Whitmer Hopkins, 1879, BAnQ, Collection initiale, G1144,Q4G475,H6,1879 CAR)

Au XIXe siècle, l’incapacité de Québec à obtenir des liaisons ferroviaires directes[4] avec le continent mine sa vitalité alors que Montréal lui dame le pion à cet égard. L’État québécois, qui adopte une politique de soutien aux chemins de fer dans les années 1870, se porte acquéreur[5], en 1875, de la North Shore Company, qui peine à réaliser son projet de créer une liaison entre Québec et Montréal[6]. C’est donc la locomotive d’une entreprise d’État qui entre en gare de la rue Saint-Paul, érigée vraisemblablement cinq ans auparavant, et qui permet à la capitale de s’intégrer aux réseaux ferroviaires de l’Amérique du Nord. D’autres entreprises actives dans le même domaine[7] s’installent en bordure de la rue Saint-Paul ou de la nouvelle rue Saint-André, qui apparait à la fin du XIXe siècle. Ayant racheté à l’État son entreprise ferroviaire en 1882, le Canadien Pacifique amorce en 1915 la construction d’une nouvelle gare[8] plus volumineuse et inspirée du style château.

Vue de la gare du Canadien Pacifique en 1894. Construite vingt ans plus tôt, elle fera place à la gare du Palais (ou Union) en 1915. (Quartier Vieux-Québec-Basse-Ville - Rue Saint-Paul - Gare du Canadien Pacifique, Philippe Gingras, Quebec . - 1894, BAnQ, Fonds Philippe Gingras, P585,D9,P18)

Vue de la gare du Canadien Pacifique en 1894. Construite vingt ans plus tôt, elle fera place à la gare du Palais (ou Union) en 1915. (Quartier Vieux-Québec-Basse-Ville – Rue Saint-Paul – Gare du Canadien Pacifique, Philippe Gingras, Quebec . – 1894, BAnQ, Fonds Philippe Gingras, P585,D9,P18)

La compagnie de chemin de fer Québec, Montmorency et Charlevoix devient la Quebec Railway, Light and Power Company en 1899. Cette photographie représente sa gare de la rue Saint-Paul à l'angle de la rue Ramsay au début du XXe siècle. (Ville de Québec, quartier Vieux-Québec basse-ville - [Vers 1900 -vers 1965], BAnQ, Collection Magella Bureau, P547,S1,SS1,SSS1,D1,P3444R)

La compagnie de chemin de fer Québec, Montmorency et Charlevoix devient la Quebec Railway, Light and Power Company en 1899. Cette photographie représente sa gare de la rue Saint-Paul à l’angle de la rue Ramsay au début du XXe siècle. (Ville de Québec, quartier Vieux-Québec basse-ville – [Vers 1900 -vers 1965], BAnQ, Collection Magella Bureau, P547,S1,SS1,SSS1,D1,P3444R)

Vue aérienne de la basse-ville de Québec dans les années 1920. Les installations ferroviaires y sont tentaculaires. On distingue la gare du Palais au centre de l'image. (Ville de Québec - [1925?], Fairchild Aerial Surveys Co., BAnQ, Collection initiale, P600,S4,SS3,P565_120)

Vue aérienne de la basse-ville de Québec dans les années 1920. Les installations ferroviaires y sont tentaculaires. On distingue la gare du Palais au centre de l’image. (Ville de Québec – [1925?], Fairchild Aerial Surveys Co., BAnQ, Collection initiale, P600,S4,SS3,P565_120)

La présence du chemin de fer et de sa belle gare favorise notamment la multiplication de restaurants et d’hôtels[9] dans le secteur. Les services postaux, à l’étroit dans leur bâtiment de la rue Buade, entreprennent en 1938 la construction d’un nouvel édifice aux côtés de la gare du Palais[10]. Dans les années 1950, le gouvernement fédéral envisage déjà de le remplacer en raison de la croissance des échanges postaux. En 1959, le chantier du nouvel immeuble s’amorce sur l’emplacement de l’ancienne gare du chemin de fer Québec, Montmorency et Charlevoix, qui avait cessé ses opérations[11].

Vue du secteur de la gare du Palais dans les années 1950. La construction de l'édifice des postes en 1939 entraina la reconfiguration des rues Henderson et Ramsay. Un incendie a rasé les bâtiments qui ont fait place à un vaste stationnement à droite. Notons enfin, à l'extrême droite, l'ancienne gare du chemin de fer Québec, Montmorency et Charlevoix/Quebec Railway, Light and Power Company. Un nouvel édifice des postes y sera construit à partir de 1959. (Quartier Vieux-Québec-Basse-Ville - Rue Saint-Paul - Gare du Palais - [Vers 1975], BAnQ, Fonds L'Action catholique, P428,S3,SS1,D10,P8)

Vue du secteur de la gare du Palais dans les années 1950. La construction de l’édifice des postes en 1939 entraina la reconfiguration des rues Henderson et Ramsay. Un incendie a rasé les bâtiments qui bordaient ces rues et un stationnement y a été aménagé. Notons enfin, à l’extrême droite, l’ancienne gare du chemin de fer Québec, Montmorency et Charlevoix/Quebec Railway, Light and Power Company. Un nouvel édifice des postes y sera construit à partir de 1959. (Quartier Vieux-Québec-Basse-Ville – Rue Saint-Paul – Gare du Palais – [Vers 1975], BAnQ, Fonds L’Action catholique, P428,S3,SS1,D10,P8)

Vue de la rue Ramsay au début des années 1960 alors que le nouvel édifice des postes, à droite, est en construction. (Rue - [Vers 1965] , BAnQ, Fonds L'Action catholique, P428,S3,SS1,D39,P15-20)

Vue de la rue Ramsay au début des années 1960 alors que le nouvel édifice des postes, à droite, est en construction. (Rue – [Vers 1965] , BAnQ, Fonds L’Action catholique, P428,S3,SS1,D39,P15-20)

Le secteur de la rue Saint-Paul subit un déclin dans les années 1960, en bonne partie attribuable au fléchissement des activités portuaires et ferroviaires dans le Vieux-Port ainsi que le déplacement des commerces de gros, qui misent dorénavant sur le transport routier. Signe des temps, un dernier train quitte la gare du Palais en 1977 et la Ville  de Québec procède à l’enlèvement du vaste treillis de voies ferrées à la même époque. L’espace ainsi libéré est à la base de projets de relance du secteur par les différents paliers de gouvernement au tournant des années 1980. Ceux-ci proposent la revitalisation du Vieux-Port de Québec, la réfection de la gare du Palais et sa reconfiguration en gare intermodale, la densification résidentielle du secteur notamment par la restauration et le recyclage d’édifices anciens. Enfin, on propose l’ajout de nouvelles voies afin d’améliorer la fluidité de la circulation. Le boulevard Jean-Lesage[12], la rue Abraham-Martin[13] et le tunnel routier Samson font leur apparition. La rue Saint-André est également réaménagée[14]. En 1998, la place de la Gare (place Jean-Pelletier depuis 2014) se refait une beauté.

Vue actuelle de la place de Bordeaux qui a sensiblement modifié la configuration de la rue Saint-Paul. Ainsi, on reconnait à droite la section connue pour ses antiquaires et, à gauche, sa partie transformée en boulevard urbain. Celui-ci se poursuit vers l'est en devenant le quai Saint-André (anciennement rue). (Collection de l'auteur)

Vue actuelle de la place de Bordeaux qui a sensiblement modifié la configuration de la rue Saint-Paul. Anciennement, la rue Saint-Paul passait par cette place. Sur la photo, on reconnait à droite la section de la rue Saint-Paul, connue pour ses antiquaires et, à gauche, la partie de la rue Saint-Paul ayant été transformée en boulevard urbain. Celui-ci se poursuit vers l’est en devenant le quai Saint-André (anciennement rue). (Collection de l’auteur)

[1] Avant le percement de la rue Saint-Paul, il n’était possible d’emprunter les berges de la rivière Saint-Charles qu’à marée basse.

[2] Le marché écoule principalement des matériaux lourds (bois, bétail, foin, paille et charbon). Une premier halle est construite entre 1831 et 1833. Des incendies nécessitent la construction d’un nouvel édifice en 1843 et 1847. En 1883, le marché est transféré de l’autre côté de la rue Saint-Paul et dessert la population jusqu’en 1922 sous le nom de marché du Palais.

[3] Les terrains compris entre ces rues sont l’un des rares lotissements à vocation résidentielle au nord de la rue Saint-Paul.

[4] Dès 1854, la Compagnie du Grand Tronc de chemin de fer du Canada (ou tout simplement la compagnie du Grand Tronc) établit un terminal ferroviaire à Lévis.

[5] Il s’agit en fait d’une fusion de deux entreprises ferroviaires en difficulté : la North Shore Company et la Compagnie du chemin à lisses de colonisation du nord de Montréal, soutenue vigoureusement par le curé de Saint-Jérôme, François-Xavier-Antoine Labelle. Ces deux entités fusionnées forment la Québec, Montréal, Ottawa et Occidental. Peu rentable, l’entreprise sera vendue à la Compagnie de chemin de fer Canadien du Pacifique (ou Canadien Pacifique) en 1882.

[6] Formée dans les années 1850, l’entreprise est réactivée une vingtaine d’années plus tard alors que le gouvernement québécois adopte une politique de soutien au développement ferroviaire. La compagnie du Grand Tronc, rivale potentielle, réussit toutefois à convaincre le marché financier britannique de ne pas investir dans le projet de la North Shore.

[7] La Compagnie de chemin de fer de Québec et du Lac Saint-Jean circule à Québec dès 1881 et fait édifier dix ans plus tard une gare en bordure de la rue Saint-André, non loin de la rue Saint-Paul. De plus, la Compagnie de chemin de fer Québec, Montmorency et Charlevoix, présente à Limoilou dès 1889, fait construire en 1895 une gare à l’angle des rues Ramsay et Saint-Paul. Le bâtiment fera place à fin des années 1950 à l’édifice des postes.

[8] Le bâtiment est initialement désigné sous le nom de gare Union car il doit accueillir des convois du Canadien Pacifique et du National Transcontinental, un chemin de fer pancanadien lancé par le gouvernement fédéral. L’association de la gare au quartier (du Palais) finit par l’emporter.

[9] L’un d’eux, l’Hôtel Château Champlain, a fait l’objet d’une chronique dans ce blogue.

[10] Cette construction nécessite la reconfiguration partielle de la rue Henderson.

[11] Le ministère des Postes s’intéressait initialement au terrain encadré par les rues Saint-Paul, Henderson et Ramsay, et rasé par un incendie en 1953. Cependant, en raison de l’intense circulation sur la rue Henderson, qui relie la basse-ville de Québec à Limoilou, et des projets de la Ville pour améliorer la fluidité de la circulation automobile, le ministère des Postes a choisi un autre emplacement plus à l’est. Un mémoire de la Chambre de commerce de Québec de 1956 évoquait une augmentation de 200 à 300% de la circulation sur la rue Henderson entre 1948 et 1955. Notons, par ailleurs, que Postes Canada quitte l’immeuble en 2008 pour concentrer ses activités de tri à Montréal. De nos jours, l’édifice loge des bureaux dont ceux de Télus et de Cossette.

[12] Le palais de justice de Québec et le siège-social de  Société de l’assurance automobile du Québec s’établissent en bordure du nouveau boulevard.

[13] Selon le Répertoire des toponymes de la ville de Québec, le toponyme existe depuis 1963. Cependant, la configuration actuelle des lieux ne daterait que des années 1980 alors que les rues Henderson et Ramsay sont fermées et intégrés à l’aménagement paysager de la gare.

[14] Cette intervention séparera la rue en deux entités : la petite rue,  à prédominance touristique avec ses antiquaires, à l’est, et le boulevard urbain prolongeant le boulevard Charest et le quai Saint-André, à l’ouest.


Documents consultés

« Saint-André ». Répertoire des toponymes de la ville de Québec. Ville de Québec

« Saint-Paul ». Répertoire des toponymes de la ville de Québec. Ville de Québec

LEBEL, Jean-Marie. Le Vieux-Québec: guide du promeneur. Sillery, Éditions du Septentrion, 1997, 340 p.

PATRI-ARCH. Étude d’ensemble du sous-secteur de l’Ancien Chantier. Tome 1 : Étude historique. Analyse du paysage et de la forme urbaine. Québec, Ville de Québec, Centre de développement économique et urbain, Design et patrimoine, 2001. 175 p.

PATRI-ARCH. Étude d’ensemble du sous-secteur de l’Ancien Chantier. Tome 2 : Patrimoine architectural. Analyse des propriétés. Québec, Ville de Québec, Centre de développement économique et urbain, Design et patrimoine, 2001. 161 p.

ROBERGE, Nicolas « Améliorations au réseau des rues proposées par Gréber & Fiset ». Québec Urbain. Ixmédia.

VALLIÈRES, Marc. « Québec : port d’entrée de l’Amérique du Nord britannique ». Histoire de Québec et de sa région. Tome II : 1792-1939. Québec, Presses de l’Université Laval, 2008, p. 689-768.

VALLIÈRES, Marc. « Québec à l’ère des chemins de fer et de l’industrie ». Histoire de Québec et de sa région. Tome II : 1792-1939. Québec, Presses de l’Université Laval, 2008, p. 1095-1196.

VALLIÈRES, Marc. « Québec en transition vers une économie de services ». Histoire de Québec et de sa région. Tome III : 1940-2008.  Québec, Presses de l’Université Laval, 2008, p. 1615-1696.


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